Tsiklon

Historique

Au début des années 60, l’OKB-586 propose au gouvernement soviétique une série de lanceurs spatiaux basés sur les missiles R-14, R-16 et R-36 qu’il a conçus. Equipé d’un étage supérieur C5M, le R-16 devient le lanceur Tsiklon 1. Il est conçu pour transporter une charge de 700 kg sur une orbite polaire culminant à 1 000 km d’altitude. Le projet n’est pas retenu par les hautes instances et Tsiklon 1 retourne dans ses cartons. Le R-16 est le missile qui a explosé le 26 octobre 1960 sur le site de Baïkonour provoquant la mort 74 personnes (57 militaires et 17 civils) dont le Général Nedeline présent au moment de l'accident.

La transformation du missile R-36 en lanceur spatiale est adoptée. Le R-36 a été introduit dans l’arsenal soviétique dans le cadre du projet d’interception FOBS (Fractional Orbit Bombardment System). Il est capable de transporter une charge utile de 4 à 6 tonnes à une distance variant entre de 10 000 à 15 000 km. En 1966, il entre en service en tant que lanceur spatial sous l’appellation R-36O, qui deviendra ultérieurement Tsiklon 2 et Tsiklon 2A. Ils sont principalement utilisés pour la mise sur orbite des satellites militaires, notamment ceux destinés à la surveillance océanique (radar ou écoute électronique, plus communément appelé ELectronic INTelligence).

Tsiklon 3 ne diffère guère de ses aînés si ce n’est l’ajout d’un troisième étage à ergols stockables. Elle remplace le lanceur Vostok pour la mise en orbite des satellites météorologiques, de télécommunications et d’écoute électronique. Après la chute de l’Union Soviétique, elle est proposée sur le marché mais rares sont les clients qui lui ont confié un satellite. En 2009, elle est retirée du service actif.

Fiches techniques

Tsiklon 2

Tsiklon 2A

Tsiklon 3

Les sources