Electron réussit son second vol d’essai

Publié par Philippe VOLVERT le 21-01-2018

Après un premier vol qui s'est soldé par un échec, Electron a réussi la mise sur orbite de trois satellites - Photo Rocket Lab

Après une première tentative infructueuse en mai 2017, Electron a parfaitement réussi sa mission en plaçant sur orbite trois satellites. La fusée de 17 mètres de haut a décollé à 01 heures 43 TU depuis la péninsule Mahia au Nord de la Nouvelle-Zélande.

Les deux étages qui composent la fusée sont équipés de moteurs Rutherford fonctionnant avec un mélange de kérosène et d’oxygène liquide. Le premier étage en compte neuf qui délivrent ensemble une poussée de 146,6 kN pendant deux minutes et trente secondes. Le deuxième étage n’en compte qu’un mais c’est lui qui assure l’insertion sur orbite environ huit minutes après le décollage.

Dovesat et deux CubeSat Lemur 2 ont été séparés sur une orbite de 300 x 500 km sur une inclinaison de 83 degrés. Pour ce second vol d’essai, le deuxième étage était équipé d’instruments d’analyse qui ont enregistré les différents paramètres du vol.

Le succès du second vol d’essai fait suite à une série de reports depuis le mois de décembre. Il valide les nouvelles technologies utilisées dans la fabrication de la fusée. Electron est la première fusée à avoir une structure en composite carbone. Le moteur Rutherford adopte un nouveau cycle de propulsion électrique en utilisant des moteurs électriques pour entraîner ses pompes. Il est le premier moteur oxygène liquide/kérosène à utiliser l’impression 3D pour tous les composants primaires.

Electron est dimensionnée pour le marché grandissant des petits satellites, capable de lancer des satellites jusqu’à 150 kg. Le prix d’un lancement facturé serait de 4,9 millions de dollars, largement inférieur à tout ce qui se fait actuellement dans le domaine.

La société Rocket Lab a financé le développement de la fusée à hauteur de 100 millions de dollars. Elle peut espérer un retour sur investissements rapide puisqu’elle ambitionne d’effectuer jusqu’à un lancement par semaine lorsque la fusée atteindra sa pleine capacité opérationnelle.