Une Ariane au service de Galileo

Publié par Philippe VOLVERT le 13-12-2017

Lancement réussi de la 240ème Ariane qui a permis la mise sur orbite de quatre satellites Galileo - Photo ESA/M. Pedoussaut

Mission accomplie pour la 240ème Ariane avec la mise sur orbite de quatre nouveaux satellites du système de géolocalisation Galileo. La fusée européenne s’est arrachée du Centre Spatial Guyanais à 18 heures 36 et 07 secondes TU. Les satellites ont été éjectés sur l’orbite visée moins de quatre heures après le décollage.

Le profil de vol de cette après-midi requérait deux allumages de l’étage EPS de la fusée. Le moteur Aestus est allumé une première fois durant 10 minutes pour propulser l’ensemble EPS et satellites, appelé aussi « composite », sur une orbite de transfert au-dessus de la Terre. S’ensuit une phase balistique de 3 heures et 8 minutes durant laquelle le composite est mis en rotation afin de le maintenir à température. À un point prédéterminé de cette orbite, l’EPS a procédé à un second allumage d’un peu plus de 6 minutes pour gagner l’orbite circulaire de séparation culminant à 22 922 km sur une inclinaison de 57°. La première paire Galileo a été séparée trois heures et trente-cinq minutes après le départ de Kourou, suivie vingt-minutes plus tard par la seconde paire.

Galileo décolle enfin

Après moult rebondissements, le programme européen de navigation par satellites devient une réalité. Il y a tout juste un an, la Commission Européenne déclarait opérationnel le système Galileo. Aujourd’hui, avec 22 satellites actifs, le réseau n’est encore que partiel mais fournit déjà un service gratuit aux particuliers. Pour être pleinement opérationnel, il faudra attendre 2018 avec le dernier lancement Ariane 5 réservé au déploiement Galileo. D’ici là, les utilisateurs devront encore dépendre du GPS américain pour leurs déplacements.

A terme, la constellation comptera 30 satellites répartis sur trois orbites (huit satellites par plan plus deux de réserve). Elle sera en mesure d’offrir sur l’ensemble du globe un positionnement type GPS avec une précision de l’ordre de 4 mètres horizontalement et de 8 mètres en altitude pour le service de base (Open Service) mais pourrait être quatre fois supérieur pour les différentes offres payantes proposées aux professionnels et aux Etats membres de l’Union Européenne.