Panne de l’étage Fregat dans l’espace

Publié par Philippe VOLVERT le 28-11-2017

Une erreur humaine serait à l'origine de l'échec lors du lancement de la fusée Soyuz depuis le cosmodrome de Vostochny - Photo Roskosmos

Une panne de l’étage supérieur Fregat est à l’origine de l’échec de ce matin lors du lancement de la fusée Soyuz 2.1b au départ du cosmodrome de Vostochny. La fusée russe avait décollé à 05 heures 42 TU en emportant le satellite météorologique Meteor M2-1 et 18 microsatellites. C’était la seconde fois que le centre spatial flambant neuf était utilisé pour une mise sur orbite.

Le fonctionnement de la fusée a été nominal jusqu’à la séparation de l’étage Fregat M. Selon l’agence de presse Interfax, un téléchargement incorrect du logiciel dans l’ordinateur de bord aurait entrainé un mauvais positionnement du Fregat pendant le premier allumage moteur d’une durée prévue de 77 secondes. L’étage n’a pu rejoindre l’orbite de parking et se serait abîmé dans l’Océan Atlantique avec les satellites qu’il transportait.

Sept allumages du moteur du Fregat étaient prévus. Le premier devait propulser le satellite Meteor M2-1 sur une orbite héliosynchrone à 826 km d’altitude tandis que les autres devaient conduire les satellites restants sur trois orbites différentes.

Dans le cas du satellite météorologique, la catastrophe n’est pas aussi dramatique. Meteor M était assuré à hauteur de 44,3 millions $, ce qui n’était pas le cas pour la plupart des passagers secondaires. Les dix satellites Lemur-2 n'étaient pas couverts et l’assurance pour LEO Vantage 2 ne fonctionnera qu’en cas de perte d’un autre satellite qui doit être lancé prochainement par une fusée indienne PSLV.

L’échec de ce matin pointe une nouvelle fois les contrôles dans les différentes étapes de préparation des fusées russes. Récemment, Proton reprenait du service après avoir été clouée au sol pendant plus d’un an. Le repos forcé avait pour origine la découverte d’un défaut de qualité dans les pièces utilisées pour la fabrication des moteurs.