PROCHAIN LANCEMENT

Le 25/05/2017 (06:33 TU)
Soyuz 2.1b/Fregat-M

EN DIRECT

PRECEDENT LANCEMENT

Le 25/05/2017 (04:23:00 TU)
Electron

REVOIR

Electron, un poil trop court

Publié par Philippe VOLVERT le 25/05/2017


ActualitéElectron n'a pas réussi à se satelliser mais a atteint la majorité de ses objectifs - Photo Rocket Lab

La nuit dernière, le vol inaugural de la fusée Electron s’est soldé par un échec. Il semblerait qu’une anomalie s’est produite durant la phase de propulsion du deuxième étage. Pour l’heure, aucune information supplémentaire n’a été dévoilée sur ce qui s’est passé. Bien que la fusée n’ait pas réussi à atteindre la vitesse de satellisation, l’ensemble du lancement s’est bien déroulé.

Pour ce premier lancement, Electron n’emportait aucun satellite. L’objectif principal de la mission était de démontrer la viabilité du projet et de collecter le maximum de données durant tout le vol. Un second lancement est d’ores et déjà en préparation et devrait intervenir dans les prochaines semaines.

Electron a été conçue pour répondre à une demande toujours plus importante de lancements de satellites de petite taille. Jusqu’ici, ces satellites embarquaient comme passagers secondaires sur une fusée lourde avec comme inconvénients majeurs une manque de flexibilité, la difficulté à trouver une place disponible et le coût d’un lancement.

Electron est une fusée à deux étages développée par la start-up néo-zéladaise Rocket Lab. Elle mesure 17 m de haut pour 1,2 m de diamètre et peut transporter une charge de 100 kg sur une orbite héliosynchrone pour un coût de 4,9 millions $. La principale particularité d’Electron réside au fait que la majorité de ses pièces est construite par des imprimantes 3D.

Le premier étage est propulsé par neuf moteurs Rutherford consommant un mélange de kérosène et d’oxygène liquide. Le deuxième étage ne compte qu’un seul de ces moteurs.

L’ambition de Rocket Lab est de révolutionner le marché des petits satellites. Avec une fusée facile à fabriquer, la société espère pouvoir atteindre une cadence de lancements élevée. On parle d’un à plusieurs lancements par semaine. Pour répondre à ses besoins, la société a construit une base spatiale sur la péninsule de Mahia (Nouvelle-Zélande), une région du monde relativement peu encombrée au niveau trafic aérien. De plus, elle offre une large ouverture vers des orbites aux inclinaisons variées.

Le marché des CubeSat est en pleine expansion. Rien que pour l’année 2016, plus de 100 de ces satellites ont été envoyés dans l’espace dont certains à bord de ravitailleurs Cygnus et Dragon. La filière des satellites de petite taille offre de perspectives commerciales très attrayantes. Disposer de lanceurs spécifiques pourrait s’avérer être un choix judicieux.